. The end is here .SACHEZ QUE J'AI OBTENU MON BACCALAUREAT LITTERAIRE AVEC MENTION BIEN. ENTRE AUTRE, J'AI EU 20 EN ANGLAIS RENFORCE.
Comme chaque début possède sa fin, il est temps pour moi de tirer ma révérence. Aujourd'hui, 4 Juillet 2008, tout s'arrête. Durant trois longues et courtes années, je m'en suis occupé, non sans mal, et avec, parfois une certaine fierté. Il n'est donc pas si simple pour moi de clore définitivement ce que je pourrais considérer comme un des chapitres de ma petite vie. C'est malheureusement ce que je m'apprête à faire. Il est l'heure pour moi, d'aller de l'avant, de mettre un terme à mes écrits virtuels, et de me consacrer à autre chose. Je vais donc finir de manière très brève.
Je m'appelle Léo. Aujourd'hui, je suis un jeune homme de 18 ans, un mois, et 12 jours. J'ai les cheveux bruns, plus longs que la normale, les yeux marrons, un nez détestable, une collection de grains de beauté sur le corps. Ma hauteur est de 1m80, pour 64 kilogrammes. Je soupçonne mon oreille gauche d'être plus faible que la droite. J'ai toujours cette fâcheuse tendance à avoir les yeux qui grattent lorsque je ne dors pas chez moi. J'ai une peur bleue des insectes et autres bêtes pestiférées. Quand j'ai commencé mon blog, je ne me connaissais que très peu. Je n'étais pas encore fixé sur mon orientation sexuelle, je n'avais pas beaucoup d'amis, je ne souriais pas si souvent, et je n'étais jamais tombé amoureux. Peu à peu, j'ai compris les bienfaits de l'écriture. Car, il faut l'avouer, je n'ai jamais écrit que pour moi. Certaines personnes s'y sont identifiées, d'autres non. Au fil du temps, mes photos se sont améliorées, prenant des morceaux de mon caractères. Quand mes articles se multipliaient, les images publiées semblaient de plus en plus empreintes d'une certaine part de moi-même. Au bout d'un certain temps, j'ai découvert les nombreuses expériences de la vie, quelques unes plus faciles à faire que d'autres. J'ai vu l'amour de près, l'amitié aussi. Durant un certain temps, j'ai compris qu'il était beau de confier son coeur, et de protéger celui d'un autre. Au bout d'un moment, tout me semblait clair. Ces pages qui ne sont qu'une parcelle de ma vie étaient toujours là pour combler un manque. Comme si quelque chose ne me convenait pas. Plusieurs fois j'ai songé à l'arrêter, plusieurs fois j'ai renoncé. Puis, une nuit de fête, couché face aux étoiles, j'ai compris. Peu importe le manque, on a beau le chercher, parfois on ne le connaîtra jamais. Les bribes de ma vie n'ont d'intérêt pour personne, rien n'y est meilleur, ou plus exceptionnel. Il faut tourner la page, car le manque disparaîtra. Il faut quitter cette bulle, qui finissait par m'être trop nocive. C'était un grand coup de tête, mais ça m'a fait du bien. Et je suis là, aujourd'hui, face à vous, virtuellement. Je m'excuse pour partir si vite, mais je n'ai jamais aimé les sempiternels 'au revoir'. Voici venir la fin d'une ère, la mienne. J'ai aimé partager cela avec toi, ou toi. Car, tu as pu le remarquer, je t'ai fait part de choses intimes, parfois. J'ai même souvent évoqué mon plus grand manque. Car, oui, je pense terminer ainsi, en disant clairement ce que j'aimerais combler. Depuis le début de ce blog, et ce jusqu'à la toute fin, j'ai tenté de répondre à une seule et unique question. Dans ma vie, je ne serai probablement dérangé que par une chose : la fuite du temps. Et, pour finir en beauté, je citerai ces mots de Pascal :
"Nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre, et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais".A moi de lui donner raison, ou tort.See you.