. Ceux qui ont été là, qui le sont et le seront toujours .
Avec le soleil, je n'arrive pas à réviser. Heureusement, c'est mon oral d'Anglais.
Avec le soleil, je veux du rire, des larmes, des câlins, de l'amour. Je veux me sentir libre, car le matin, le réveil ne sonne plus. Je vais tout brûler, métaphoriquement parlant. Le reste ira tout simplement dans des cartons. La vie a un goût meilleur depuis que l'odeur des feuilles d'examens s'est enfuie, par la fenêtre de la salle 110 du lycée St.Pierre. Aujourd'hui, c'est le sourire qui remplace le teint morose d'un réveil matinal, c'est les bruits d'un fou rire qui remplacent celui du réveil strident. Et puis le 4, on se donne rendez-vous. "Veni, vedi, vici", je vous avais prévenu. On y est arrivé, on a supporter les heures à gratter le papier, alors que dehors, les bambins s'amusaient dans les bacs à sable. Ils nous narguaient, en tapant sur leur sots. Mais nous sommes des grands, maintenant. Les cris de joies enfantins, on n'en fait plus, sauf après avoir bu. Car, nous avons évolués, nous mesurons tous dans les 1m70 (Axel, je t'aime), et nous avons accepté l'idée qu'il faut, une bonne fois pour toute, enlever le pansement, même s'il y a des bobos encore peu cicatrisés. Un bisou magique sur la plaie, et c'est reparti. Nous sommes névrosés, car nous avons toujours une âme d'enfant. Pourquoi changé? Moi, jamais je ne cesserai de tirer la langue à m0e, de l'appeler ma "saucisse de Strasbourg", pas même quand elle sera maman. Non. Jamais je m'arrêterai de faire un concours de celui qui mange le plus de chamalow en disant "shuppy bunnies!" à chaque bouchée. Non. Je refuse l'idée de ne plus jouer à cache-cache, dans le jardin de Pauline, quand il fait nuit. Pourquoi faut-il s'arrêter? Pourquoi chaque chose possède une foutue fin? Parce que quelqu'un l'a dit un beau jour, et que deux ou trois petites personnes assez naïves "took it for granted", l'ont crue quoi! Je vais crier : "AHHHHH"! C'était la pause dégoût, refus de croire à toutes ces balivernes. "Nonsense". Je m'excuse, demain je passe l'oral d'Anglais, donc bon, mon côté British s'empare de moi, sometimes. Mais j'y pense, Frankenstein, c'est un beau batard. Je vais défier les chroniques en osant dire haut et fort ce que tout le monde pense tout bas (du moins, tous ceux qui ont lu ce roman). Frankenstein est le vrai MONSTRE du livre de Mary Shelley. Ce n'est en aucun cas la bête, the "daemon". Non! Celui qui "flee", celui qui fuit, c'est bel et bien lui. Le monstre, ce qu'il veut lui, c'est juste une amie, une "fucking friend", rien de plus. Qui n'en veut pas? Il n'est pas humain, mais Frankenstein ne l'est pas plus que lui, dans un sens. Donc oui, moi j'ai plutôt tendance à "sympathise with" la bête, car elle me fait de la peine. C'est un peu l'allégorie du bouc émissaire, de la "piñata", du vilain petit canard. A force, et bien il tue tout le monde. Bon, c'est là que j'ai envie de dire que, finalement, la bête, elle est psychotique. Elle n'a pas accès au symbolique, elle n'a que des écrans, des mondes superposés devant elle. C'est pourquoi elle tue, car elle ne peut sublimer ses désirs : le désir d'être aimée, celui d'être comblée, d'être comme tout le monde. Donc, sur ce point, la bête elle abuse. Mais, Frankenstein est aussi un tueur par subtitution, car oui, il tue des gens à travers la bête. Pas à travers, genre il transperce la bête pour tuer, non. C'est la bête qui tue, au lieu de laisser faire Frankenstein. En gros, en Anglais renforcé, c'est un peu la récréation tous les jours. Car, on comprend très vite que les passages pour le Bac sont tous des "climactic scene", des moments cruciaux dans l'histoire. Il y a 10 passages, c'est à se demander si tout le livre n'est pas une "climactic scene". Bref, après il faut aussi avoir saisi l'idée que Frankenstein est pas si gentil que ça, et que le "daemon", fait avec des morceaux de cadavres (c'est bien vrai!), il est plus gentil qu'il n'y paraît. On pourrait en fait finir chaque explication d'un passage en disant que "clothes don't make the man", l'habit ne fait pas le moine, ou encore "don't judge a book by its cover", car les apparences sont parfois (toujours) trompeuses. Et l'année est finie, on a tout compris, on se prépare pour l'oral, on fait des plans, on structure, on s'entraîne à la diction, avec un site internet qui dit oralement la prononciation de certains mots. Enfin, on a chaud, toujours, car c'est l'été depuis hier, jour où la boucle à été bouclée. Et, demain, on saute, les deux pieds dans le plat, enfin, dans le texte. On se dit que, bha voilà, on a toujours eu des facilités. En plus, en période de stress, on ne sait pas pourquoi mais, on est plutôt bon. Alors pas la peine de prier, ou d'être superstitieux (sachant que je passe le 23, et que j'ai regarder Le Nombre 23, l'autre jour...), car, "let's face it", le "daemon", la bête, c'est une peu la dernière fois qu'on prendra sa défense. Elle m'a tellement intriguée toute l'année, autant finir en beauté, même si, la bête, elle est...
Moche.